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Découvrez le métier de patenôtrier.

    Qu’est-ce qu’un patenôtrier ?

    Un patenôtrier est un fabricant de chapelet. Les patenôtriers existent depuis le moyen-age.

    Le métier de fabricant de chapelet est l’un des métiers les plus anciens et rares de France.

    Un patenôtrier travaille le chapelet avec minutie, patience et avec art. En effet, le savoir-faire d’un patenôtrier s’apprend avec plusieurs années d’exercices, la fabrication d’un chapelet peut être en corail, en nacre, en ambre ou en jais.

    Le métier d’un patenôtrier

    Les origines du patenôtrier ?

    Le mot patenôtrier vient du mot latin “pater noster”, ce qui signifie “Notre Père”.

    Un chapelet se composait alors de plusieurs éléments ayant chacun leur propre usage :

    • Une croix pour réciter le crédo : Je crois en Dieu

    • Des patenôtres pour prononcer le Pater : Le Notre Père

    • Des gaudés pour dire les Avé : Prière adressée à la Vierge Marie (Ave Maria).

    Au total, le chapelet comportait 59 grains pour réciter autant de prières.

    La profession de patenôtrier, un métier unique

    Au moyen-age, les fabricants de chapelet se divisaient en quatre pour travailler. En effet, cela dépendait du matériau travaillé.

    Les apprentis pouvaient commencer à travailler dès l’âge de douze ans. Selon la matière travaillée, l’apprentissage durait plus ou moins longtemps. Il fallait cinq ans pour l’or, dix ans pour le jais et douze pour le corail. Les fabricants des chapelet étaient très fiers de travailler pour l’Eglise, ils montraient leur foi religieuse avec une grande estime. Cependant, quelques règles et lois existaient pour les patenôtriers :

    • Obligation de cesser le travail les samedis et veilles de fêtes religieuses

    • Limitation du travail au polissage et à l’enfilage des grains durant les samedis

    • Obligation de cesser tout travail à trois heures de l’après-midi.

    Un savoir-faire artisanal unique

    Qu’elles soient en or, émail, nacre ou perle, le patenôtrier travaille au quotidien avec des matières naturelles.

    Il existait également le patenôtrier-émailleur qui lui était spécialisé dans l’art de la perle. Il était capable d’imiter le jais, le corail, les perles fines ou l’ambre.

    Durant plusieurs siècles, les techniques de travail sont restées les mêmes. Fabriquer un chapelet prenait en général 20 minutes. Les grains étaient montés sur un fil en laiton, puis les mailles étaient emboîtées les unes sur les autres.

    A la fin du XVe siècle, la première prière du rosaire a vu le jour. C’est alors la création et la fabrication de grands chapelets de 15 dizaines. Les chapelets rosaires sont décorés artisanalement par le talent et le savoir-faire des patenôtriers. Pour se faire, les fabricants de chapelet utilisaient un burin, une lime, une scie ou bien encore un tour.

    Quel que soit le matériau utilisé pour sa fabrication, le chapelet reste finalement un accessoire de dévotion unique. Un objet de piété précieux et incontournable ayant une place très importante dans notre vie de chrétien.

    Patenôtrier de nos jours

    De nos jours, le métier de patenôtrier n’est plus trop d’actualité. En effet, très peu de personnes connaissent et exercent ce métier du moyen-âge. Cependant, il y a des exceptions. En effet, au Québec, il existe un fabricant de chapelet. Roland Ricard est patenôtrier. Il fabrique et collectionne des chapelets. Il effectue aussi des recherches sur le sujet.

    Le blog chrétien catholique du Palais du Rosaire